Introduction
Ce livre est né du besoin de défendre les intérêts bafoués de la Terre et le futur menacé des Vivants. En effet, depuis plus d’un siècle, la Terre est surexploitée. Nous sommes en train, entre autres, d’épuiser, en presque un siècle, ses dépôts de synthèses organiques qui datent de millions d’années. Il serait temps d’arrêter et de réfléchir sur la portée de notre surproduction, surconsommation, surindustrialisation. Il est temps de prendre soin de notre Terre, de l’environnement, de l’atmosphère qui sont vulnérables, et d’examiner quelques-unes de nos habitudes.. En en prenant soin, c’est de notre propre condition et santé, aussi vulnérables, qu’on prend soin et de celles des générations futures.
Mon vieil intérêt toujours grandissant pour l’environnement m’a incité à me documenter amplement et rigoureusement, au fil des jours, des mois, des années. J’ai consulté de très nombreuses sources (journaux, revues, livres, documentaires, médias, sites web, statistiques, constats d’experts). Les informations sporadiques qui circulent en cette matière, les bouleversements climatiques, la pollution, la désertification qui avance, les rapports scientifiques assez graves, les problèmes d’eau, de sol, d’air, d’érosion, d’inondation, ainsi que le gaspillage inconscient, immodéré et l’indifférence quasi généralisée qui se poursuivent autour de moi, m’ont poussé à écrire ce livre dans le but d’essayer de sensibiliser, sans alarmisme, le grand public.
L’éveil environnemental n’est plus l’apanage de quelques érudits mais le devoir et la responsabilité de tout citoyen, car la nature est un patrimoine commun, peu importe qui nous sommes, où nous sommes, quelle langue nous parlons, de quelle race nous sommes, à quelle idéologie ou confession nous souscrivons. Parce que nous sommes tous concernés, nous sommes tous invités à nous mobiliser pour sortir de la crise écologique dans laquelle nous vivons.
C’est l’heure des choix. Quel avenir nous voulons ? Quels actes sommes-nous prêts à poser face à l’avancée quotidienne des déserts et face à la dégradation continue de la qualité du sol, de l’eau de l’air ? Quelles limites donnerons-nous à l’activité humaine qui ne cesse de détruire notre environnement et de faire croître le réchauffement atmosphérique ? Acceptons-nous de rester neutres et d’hypothéquer l’avenir des générations futures ? Réalisons-nous que l’humanité entière est sérieusement en danger, non à cause d’armes de destruction massive, mais à cause de notre désinvolture, pollution, surconsommation, nous tous : citoyens, chefs d’industries, politiciens… ?
Acceptons-nous d’œuvrer ensemble afin de préserver, le plus possible, saine notre biosphère : les plantes, les animaux, la pureté de l’air et de l’eau, la fertilité, l’intégrité et la richesse du sol, bref la viabilité de la Terre ?
L’urgence de la question incite tout écocitoyen[1] averti, soucieux du bien commun, de penser non seulement au niveau individuel ou local, mais au niveau global, universel, intergénérationnel. Il est impératif d’être solidaire des autres et non attaché uniquement à son confort personnel. Les enjeux sont sérieux : la survie, la santé, le bien-être et l’avenir de tous. À nous d’opter, ensemble, pour des gestes respectueux de la nature afin de réduire le plus possible nos répercussions néfastes sur l’environnement.
La responsabilité de veiller sur la qualité de la vie environnementale incombe à chacun. Si chaque citoyen de bonne volonté posait de petits gestes significatifs afin de protéger et de rétablir l’intégrité des systèmes écologiques, il y aurait beaucoup moins de dommages. La qualité de la vie demeurerait toujours belle sur la Terre.
Il y a une intime interdépendance entre un geste environnementalement correct, partout posé, et la survie de l’espèce, partout où elle est. Vu la situation critique de notre biosphère, vu que les ressources naturelles s’épuisent alors que les responsables prétendent encore qu’elles suffisent, c’est de plus en plus une exigence morale, un presque devoir, une éco-responsabilité pour l’âme sincèrement altruiste et humaniste, de viser le bien collectif et de choisir de s’engager, par solidarité, à contribuer, autant qu’elle peut, à la préservation de l’environnement.
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