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[ 27 juillet 2010 ]
Les plantes stimulent le système immunitaire
Une promenade en forêt ou au parc serait un excellent substitut aux antihistaminiques contre les symptômes allergiques.

Une série d'études publiées récemment ont montré les bienfaits sur les fonctions immunitaires de passer quelques heures dans des endroits très boisés. Les plantes et les arbres dégagent des phytoncides, un composé chimique en suspension qui les protège contre la décomposition et les insectes, dont les propriétés profitent aussi aux humains.
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auteur : Agence , Science-Presse

du 25 avrilLa série d'ateliers et conférences 2010
au 20 novembre
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du 01 juinVotre soutien fait la différence!
au 31 décembre
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Le Bulletin

Décembre 2009

INFO MEMBRES

Équipe de production Bulletin TerraVie

Rédactrice en chef : Solange Miljours
Coordination : Nicole Fafard
Infographie/site web : Paul Casavant
Réviseure : Micheline Brodeur
Traduction : Solutions Linguistiques Guylaine Duval


Le capteur de rêves

Le Capteur de rêves est un bulletin électronique mensuel. Il sert à relier et à dynamiser le groupe des membres écovillageois et gardiens de la forêt par des textes, des mots ou des images. Le Capteur de rêves rapporte les activités vécues par les membres de TerraVie et Habitavie en forêt ou à l'extérieur. De plus, il diffuse des informations pertinentes pour apprendre à vivre dans le respect de nos valeurs écologiques et humaines. Le bulletin est à l'image du projet, il se construit petit à petit. Certaines rubriques sont récurrentes et les autres évoluent selon les besoins.
Il fait de notre vie, un rêve et d'un rêve une réalité.
Antoine de Saint-Exupéry


Capteur décembre 2009

 


Don écologique : un cadeau très spécial
Par Oleksandra Synytsyna, secrétaire du conseil d’administration TerraVie

En 1995, le gouvernement fédéral a mis en place le Programme des dons écologiques qui s’adresse aux personnes désirant assurer la protection perpétuelle des trésors environnementaux qu’ils possèdent. Ce programme permet aux donateurs de terres de bénéficier de réductions fiscales avantageuses basées sur la valeur marchande de leur propriété. Le Programme comporte trois conditions clés : 1) une propriété ayant une valeur écologique; 2) la volonté de faire une donation, et 3) un donataire admissible.

Tout commence par la qualification de la propriété en tant que terre présentant une valeur écologique (ou propriété écosensible) selon les critères élaborés par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. Il peut s’agir, par exemple, d’un site naturel servant de zone tampon entre un site de développement et un écosystème fragile, d’un lieu présentant des caractéristiques naturelles justifiant le régime de conservation ou encore d’un espace dégradé, mais non contaminé, susceptible d’être restauré dans un délai raisonnable.

Ensuite, le propriétaire devra choisir l’organisme bénéficiaire. Le don écologique peut être fait à une des entités suivantes : le gouvernement du Canada ou de la province, une municipalité, un organisme municipal ou public, ou un organisme de bienfaisance dédié à la conservation de la nature et approuvé par Environnement Canada, tel que TerraVie – Fonds foncier communautaire. Cet organisme est reconnu en tant que bénéficiaire éligible au programme des dons écologiques depuis 2005. L’organisme donataire se chargera de la gestion du terrain reçu et s’engagera à protéger perpétuellement sa beauté naturelle. Dans le cas de servitude de conservation (voir paragraphe suivant), cette responsabilité sera partagée entre le propriétaire et l’organisme selon les modalités établies dans l’entente.

Une autre considération importante est la forme du don. Aux fins du programme, les dons prennent principalement deux formes : le don de terrain dans son intégralité, dans quel cas le donateur transmet tous ses droits de propriété, ou la signature d’une servitude de conservation. La servitude est une entente juridique qui peut être adaptée aux objectifs et besoins particuliers du donateur. Elle visera à limiter, de manière permanente, certains usages de la propriété, par exemple, la construction ou la coupe. Ces restrictions suivront le terrain entre les mains des propriétaires subséquents le cas échéant. La donation peut inclure des modalités temporelles de la transmission du terrain : il peut s’agir d’un don par testament, par étapes, etc. De plus, il est possible de donner seulement une partie de la valeur marchande du terrain. Ce serait le cas du donateur qui recevra en contrepartie de son don une valeur (en argent ou autre) représentant au maximum 80 % de la valeur du don. Il doit être manifeste que la différence entre la valeur marchande du don et la contrepartie reçue par le donateur constitue une donation.

Finalement, les avantages. Les donateurs québécois participant au Programme des dons écologique bénéficient des avantages fiscaux fédéraux et provinciaux combinés. Un don écologique donne droit à un crédit d’impôt pour un particulier ou à une déduction fiscale pour une entreprise. Le montant du don admissible est illimité, contrairement aux autres dons de bienfaisance, et doit être utilisé dans les cinq ans suivant la donation. De plus, s’agissant des dons pour une partie de la valeur, les dons écologiques ne sont pas soumis à l'impôt du gain en capital.

À l’heure actuelle, plus 117 190 hectares de terres écosensibles sont protégés par l’intermédiaire du Programme des dons écologiques grâce à la générosité récompensée des Canadiens. Une inspiration à tous ceux qui cherchent des idées cadeaux dans ce temps des Fêtes!


Cet article est un résumé du Programme des dons écologiques tel que présenté sur le site d’Environnement Canada : http://www.cws-scf.ec.gc.ca/egp-pde/default.asp?lang=Fr&n=EC1F7288-1, http://www.qc.ec.gc.ca/faune/pde-egp/definition_f.asp, et du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs : http://www.mddep.gouv.qc.ca/biodiversite/prive/don-visa/index.htm.
Il est offert uniquement à titre d'information et ne constitue pas un avis juridique.

 

Les dilemmes sociaux
Par Pierre M. Valiquette, Membre du conseil d'administration
du Réseau des milieux naturels (RMN)

À l’invitation de Nicole Fafard, je m’engage à vous entretenir sur différents sujets qui me tiennent à cœur dans les prochains bulletins de TerraVie. Je suis un environnementaliste engagé (certains diront enragé…) depuis environ 40 ans. Je ne suis ni écolo ni granole. Certaines prises de positions « écologistes » comme le « consensus » sur les gaz à effets de serre me chagrinent énormément. J’y reviendrai dans un prochain commentaire. Architecte-paysagiste depuis 1976, j’ai toujours été préoccupé par la mise en œuvre d’actions collectives pour réaliser des interventions en environnement. J’ai poursuivi ma réflexion jusqu’au doctorat avec une thèse sur les « stratégies de protection des ressources naturelles en milieu urbain et périurbain ». Je n’ai pas encore déposé ma thèse mais, petit message pour mes amis qui rigolent, ça s’en vient!

Allons-y donc sur les dilemmes sociaux! Qu’est ce que c’est? C’est le terme savant pour décrire une situation relativement courante de la vie de tous les jours dont je vais vous donner un exemple. Il y a une belle forêt à côté de chez vous, un lieu idyllique, appréciée par une collectivité très large de citoyens. Un entrepreneur a acquis les terrains et il propose d’y construire les très belles maisons écologiques du futur « Domaine de la forêt de vos rêves ». Tollé général des citoyens, revendications auprès des autorités publiques, réponse prévisible : la municipalité n’a pas d’argent, ce type de développement est prévu dans le plan d’urbanisme, un développement immobilier, ça rapporte des taxes à la municipalité et la construction, ça crée des emplois. En plus, les maisons sont écologiques! Êtes-vous contre la propriété privée et le droit des propriétaires de disposer de leur bien en conformité avec les lois environnementales du Québec?

Cet exemple illustre une situation où le gain économique d’une communauté soit la somme des valeurs d’usage pour chacun des membres de la collectivité est mis en opposition avec le gain économique privé, celui de l’entrepreneur, des futurs propriétaires et même de la municipalité. À long terme, et dans une perspective régionale et même nationale, la valeur économique de la forêt est probablement très supérieure aux gains privés à court terme. Malheureusement, dans 99,99999% des cas, c’est le gain financier immédiat qui va faire pencher la balance en faveur de l’entrepreneur.
C’est un dilemme social, une situation où, malgré un gain économique supérieur, la décision « collective » favorise les intérêts privés au détriment des intérêts collectifs.

Pour résoudre un tel dilemme, les mécanismes étatiques sont démunis. Et nous avons vu que les mécanismes du marché favorisent le gain à court terme. Ce dilemme est-il pour autant insoluble? C’est l’opinion de plusieurs personnes, en particulier des élus, des fonctionnaires et des entrepreneurs. C’est aussi le paradigme – ou la matrice référentielle, si vous préférez – dominant dans notre société.

Pour aller au-delà de ces opinions, nous devons redécouvrir les mécanismes d’interventions communautaires. Pendant des milliers d’années, avant même l’invention de l’État et du Marché, les collectivités savaient résoudre les dilemmes sociaux. Elinor Ostrom (1933-), la première femme à qui a été attribué le prix « Nobel » d’économie – en réalité le « Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel » en octobre 2009 – a consacré sa carrière à cette démonstration. Elle a publié, en 1990, un livre extrêmement intéressant, Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action, (Cambridge University Press, 280 p.), qui décrit ces solutions millénaires dans une perspective mondiale. Toutes ses publications ne sont malheureusement disponibles qu’en anglais.

Les interventions de TerraVie ainsi que celles des organismes de conservation en général s’inscrivent dans cette démarche communautaire qui permet de résoudre les dilemmes sociaux. L’approche communautaire se développe dans des réseaux non hiérarchisés, crée des liens sociaux forts, valorise le partage et utilise les mécanismes du don (de temps, d’argent et de biens) pour créer une action collective.
Il n’y a pas de solutions faciles. Mais au moins, les communautés qui s’organisent peuvent choisir de réaliser des projets qui échappent à la dictature du marché en vue de protéger un bien commun.

Reconnaissez-vous l’action de Terravie?


 

Agroforesterie - Associer arbres et cultures
Par Victor Larivière, journaliste à La Terre de chez nous.

Nicole Fafard a rencontré Victor Larivière à la conférence d’Anny Schneider qui portait sur la médecine des arbres. Monsieur Larivière y est venu à titre de journaliste. Par la suite, elle eu une entrevue bien sympathique avec lui en échangeant de belles histoires et des expertises diversifiées. De cette rencontre, un article sur TerraVie a été créé pour le journal La terre de chez nous du mois de novembre dernier. Victor Larivière y a été directeur et journaliste durant plus de vingt-cinq ans; maintenant il y travaille qu’à temps partiel.

 

Tel était le thème du dixième Congrès d’agroforesterie qui se tenait à l’Université Laval en 2007 et qui réunissait quelque 250 personnes travaillant dans le domaine. « La valeur des arbres et des arbustes en territoire agricole, de même que celle des cultures dans des parcelles forestières, est aujourd’hui largement reconnue », affirmait en début de congrès Alain Olivier, président du comité organisateur. Malgré l’importance d’un tel événement  qui allait dans le sens des attentes de la population en matière d’environnement et de développement durable, La Terre de chez nous était un des rares médias à couvrir  les deux jours de conférences et la journée de démonstration dans la région de La Pocatière, si ce n’est une brève incursion de La Semaine verte.

 

Impossible de rapporter ici les dizaines de présentations portant principalement sur des activités de recherche. L’agroforesterie appliquée en est encore au stade expérimental chez nous. Pour donner un avant-goût de ce qui se fait déjà dans le domaine et pour illustrer de façon concrète à quoi peut ressembler cette science multidisciplinaire, en voici quelques exemples porteurs d’avenir et dont il a été question au congrès.

Brise-vent

Depuis plus d’une vingtaine d’années, André Vézina de l’ITA de La Pocatière fait la promotion des haies brise-vent pour protéger les cultures contre l’érosion du vent et de l’eau. On en a implanté plus de 900 kilomètres à travers le Québec entre 2003 et 2005. Au cours des dernières années, les haies brise-odeur se sont ajoutées autour des porcheries en particulier. À l’ITA, on fait aussi l’essai de haies pour protéger les moutons contre les grands vents et favoriser leur croissance. Les haies peuvent avoir une, deux ou trois rangées d’arbres et d’arbustes. Plusieurs études en démontrent les avantages au niveau de la diversité de la faune, en plus d’introduire des essences nobles devenues rares chez nous.

Cultures sous couvert forestier

Ginseng, if du Canada, champignons forestiers, voilà quelques cultures connues qui se font dans nos forêts de feuillus. À l’ITA de La Pocatière, on fait des essais avec une dizaine d’autres plantes médicinales moins connues comme l’hydraste et la sanguinaire. Il s’agit là d’une façon de diversifier les revenus des agriculteurs et des forestiers qui pourraient prendre de l’ampleur en autant que le marché soit au rendez-vous. Selon Ron Smith du Nouveau-Brunswick, un des conférenciers au congrès, on a identifié une trentaine d’espèces de plantes qui pourraient bien pousser dans nos forêts. Les producteurs de bois, de sirop d’érable et les producteurs agricoles comptent parmi ceux qui ont tout intérêt à regarder de ce côté mais à ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier, suggère le chercheur.

Cultures intercalaires

On connaît la culture des bleuets entre les rangées de pins gris au Lac-Saint-Jean, pour protéger les plants contre le gel et les vents. On est moins familier avec la pratique des cultures de céréales ou de soya entre des rangées de feuillus nobles ou de peupliers hybrides, comme on les expérimente actuellement à Saint-Rémi-de-Napierville et à Saint-Paulin en Mauricie. En 2006, on a aussi fait l’essai de cultures intercalaires dans la MRC du Rocher-Percé en Gaspésie sur des terres abandonnées. On y a associé du sureau blanc et une légumineuse.

Ligniculture en courtes rotations

Michel Labrecque, chercheur à l’Institut de recherche en biologie végétale, travaille depuis des années sur la culture du saule pour une récolte aux trois ou quatre ans. Une quinzaine de sites implantés à travers le Québec pourraient démontrer d’ici peu la possibilité de faire du panneau de particules ou encore de produire de l’énergie à partir du saule. Il y aussi les expériences menées depuis une trentaine d’années chez nous avec le peuplier hybride ou le mélèze qui peuvent aussi se récolter après 20 ou 25 ans de croissance. Une façon de prévenir le manque de bois provenant de la forêt publique et de se rapprocher des usines.


 

Stage sur l’écotourisme dans une aire protégée
Par François Trésorier, France

Français d’origine, j'ai 20 ans et je vis dans la région de la Bourgogne. J'étudie présentement en deuxième année au Brevet de Technicien Supérieur Agricole (BTSA) Services en Espace Rural dans le Jura. Ceci est comparable à la deuxième année d'étude après le cégep, au Québec.

Dans le cadre de ma formation, il m'a été demandé d'effectuer un stage de trois mois dans une structure actrice du développement rural. Mon intérêt pour le voyage et l’apprentissage m’a poussé à prendre mon envol pour le Québec en juin 2009 pour me diriger plus précisément vers TerraVie, un organisme  qui  correspondait à mes attentes en proposant une vision alternative du monde rural, écologiquement viable et humainement possible. 

Durant mon stage, j'ai travaillé sur la problématique de l'écotourisme : Dans quelle mesure peut-on développer une économie viable dans une aire protégée sans l’altérer?

J’ai tout d’abord effectué une analyse du territoire pour mieux connaître le fonctionnement du monde rural, des politiques et des collectivités territoriales québécoises ainsi que les atouts et les contraintes économiques, géographiques et écologiques de Montcalm et des alentours.

Ensuite, j’ai procédé à une démarche méthodologique du projet en examinant son coût, les partenaires mobilisables, son emplacement, ce qu’il peut apporter, les acteurs liés à ce type de projet, les moyens de communication (publicité, affiches), le public visé, etc.

Mon but est de montrer que la forêt a d’autres finalités qu’énergétique. Elle est un lieu d’intérêt historique, écologique, thérapeutique et ludique
Les différents projets parallèles de l'organisme comme le développement de l'écovillage ainsi que  l’habitation écologique par une coopérative d’habitation (HabitaVie) m’ont sensibilisé sur la demande croissante de vivre autrement, de façon saine, respectueuse de son environnement et en favorisant la diversité culturelle et ethnique.

Cette expérience extra-européenne m'a permis de rencontrer beaucoup de personnes ayant des projets innovants et alternatifs. J’ai pu en apprendre plus sur le rôle médicinal de la forêt et sur les techniques agricoles alternatives comme la permaculture.

De retour sur le vieux continent, mes objectifs seraient d'aider le projet TerraVie en essayant de faire le pont entre les deux pays. Je pourrai présenter différents projets français à visée écologique, proche de l'action de TerraVie, pour montrer la situation actuelle française et les idées alternatives qui font bouger les choses.

Amicalement !
François Trésorier


 

Terre de liens
Par Lorane Verpillot, France

En France, il est difficile de trouver des terres, de les acheter et de créer son activité agricole. La terre coûte cher et fait l'objet de nombreuses concurrences d'usage (construction de route, habitations, aires de loisirs, etc.). Terre de liens a été créée pour lever ce frein et permettre à des personnes de créer leur activité en agriculture diversifiée et respectueuse de l'environnement. Ce sont ces activités qui dynamisent les campagnes et la rendent vivante. L'objectif de Terre de liens est donc de faciliter l'accès à la terre pour des agriculteurs.

Pour ce faire, plusieurs outils ont été mis en place : un OBNL (organisme à but non lucratif), une société d'investissement solidaire (appelée la Foncière Terre de liens) et une fondation.

L'association Terre de liens (l'OBNL) accompagne et conseille les porteurs de projets, organise des formations et des conférences, édite un guide juridique et méthodologique sur l'accès au foncier, et vient en soutien aux outils de finance solidaire (la Foncière et la Fondation). Elle fonctionne grâce à une vingtaine de salariés sur toute la France et à de nombreux bénévoles.

La Foncière vise, elle, à collecter de l'épargne auprès des citoyens pour acheter des terres agricoles, les sortir du marché spéculatif, et les mettre à la disposition de projets agricoles biologiques et diversifiés. Elle a été créée en 2006 et a collecté environ huit millions d'euros (environ 12,5 millions de dollars canadiens) auprès de 4000 personnes, permettant ainsi l'acquisition d'une trentaine de fermes à l'échelle de la France. Ces fermes accueillent diverses productions (légumes, lait, viande, céréales) et activités (accueil pédagogique, formation, etc.).

Les personnes qui placent leur épargne à la Foncière sont mises en lien avec les personnes qui s'installent sur les fermes achetées.

Enfin, la Fondation collecte des dons d'argent, de fermes et de terres. L'objectif est aussi de maintenir des activités agricoles et de sortir les fermes de la spéculation foncière.

Les projets soutenus par Terre de liens doivent respecter une charte précise, être respectueux de l'homme et de l'environnement (agriculture biologique) et créateurs de liens (vente en circuit court, ASC, etc.).
L'idée du Mouvement Terre de liens est d'amener le plus de personnes possibles à réfléchir à l'usage qui est fait de la terre et l'usage que l'on peut faire de l'argent. Nous pensons que la terre est un bien commun, en ce sens qu'elle n'appartient à personne et à tous à la fois.

TerraVie et Terre de liens sont donc proches dans leurs actions et leur philosophie. 

Nos structures se sont rencontrées (en la personne de Nicole pour TerraVie et de Lorane pour Terre de liens), le 30 novembre dernier, pour échanger sur nos pratiques et voir dans quelle mesure nous pourrions travailler ensemble.
Il nous semble important de rester en contact, voire, à terme, de créer un réseau d'initiatives de foncier communautaire. Terre de liens est déjà en contact avec des organismes similaires en Angleterre et aux Pays-Bas. 

C'est en collaborant les uns avec les autres et en échangeant sur nos pratiques que nous serons plus forts et que nous aurons plus d'impact pour que des changements se produisent.

Pour toute information : www.terredeliens.org
Lorane Verpillot
lorane@terredeliens.org


 

À la RENCONTRE des ÉCO-COMMUNAUTÉ du QUÉBEC
par Leslie Carbonneau et Vicky Veilleux
Artisanes du Répertoire des éco-communautés du Québec

Nous avons découvert TerraVie en mettant de l’avant cette année un projet de Répertoire des éco-communautés du Québec. Notre objectif était de découvrir ces éco-communautés et de créer un lien de confiance, ce qui nous a amenées à parcourir la province à la rencontre d’une vingtaine d’initiatives d’ici. Lorsque nous parlons d’une éco-communauté, l’idée d’écosystème et d’interdépendance est fondamentale. Les membres habitent un territoire ou une terre où les différents aspects de la vie sont interreliés au quotidien. Les valeurs d’écologie et de respect de l’environnement teintent l’ensemble du mode de vie tant au niveau social, environnemental, culturel et économique que spirituel.

Chaque initiative répertoriée a accepté de remplir une fiche descriptive accompagnée de quelques photos. D’ici quelques semaines, nous aurons entre les mains un recueil d’environ cent trente pages, incluant une revue de littérature, des cartes géographiques pour situer les initiatives, vingt-cinq fiches descriptives et une douzaine de textes présentant des initiatives similaires!

Le projet a bénéficié du support d’Emmanuel Hudon, consultant d’affaires, et de Michel Desgagnés, fondateur d’un Cohabitat à Québec.

Emmanuel Hudon, Vicky Veilleux, Diana Leafe Christian, Leslie Carbonneau, Michel Desgagnés.
Emmanuel Hudon, Vicky Veilleux, Diana Leafe Christian, Leslie Carbonneau, Michel Desgagnés.

Le samedi, 21 novembre dernier, notre rêve est devenu réalité lorsque près de deux cents acteurs du milieu des éco-communautés du Québec se sont rassemblés à l’occasion du lancement du Répertoire des éco-communautés du Québec qui a eu lieu sur le site de l’écovillage La Cité écologique de Ham Nord, près de Victoriaville. Nous avons eu la chance d’accueillir, pour la première fois au Québec, Diana Leafe Christian, auteure du livre «Vivre autrement: écovillages, communautés et cohabitats». Madame Christian a animé une présentation sur la création réussie de nouvelles éco-communautés. Lors de la journée, les participant(e)s ont également pu faire connaissance et échanger avec les représentant(e)s d’environ vingt initiatives d’ici. Pour le plaisir des gens qui souhaiteraient voir ou revoir cette journée mémorable, une vidéo comprenant entre autres la conférence intégrale de Diana Leafe Christian sera disponible au cours de l’hiver. Il sera également possible de se procurer le répertoire. Pour plus d’informations, visitez www.ecocommunautes-qc.org ou communiquez avec nous à info@ecocommunautes-qc.org.


photo © Paul Casavant

Le répertoire et l’événement du lancement ont à notre sens contribué à un des objectifs de TerraVie qui est «d′encourager la collaboration et l’entraide locales, régionales et provinciales » en attisant l’énergie déjà bien vivante d’un mouvement en émergence au Québec vers un mode de vie à échelle humaine, créatif et responsable. Bien qu’au lendemain du lancement du répertoire beaucoup reste à faire, nous sommes désormais convaincues qu’il n’est plus minuit moins une, mais bien minuit et cinq, et qu’ensemble nous sommes en train de construire ce monde nouveau.

Leslie Carbonneau
leslie.carbonneau@hotmail.com

Vicky Veilleux
vicveilleux@yahoo.ca

Vous trouverez sur ce lien, http://www.ecovillagenews.org/wiki/index.php/My_Ecovillage_Adventure_in_Quebec, un article en anglais que Leslie Carbonneau a écrit l'été dernier et qui vient maintenant d'être diffusé sur le bulletin Web de Diana Leafe Christian.


 

VIVRE en symbiose avec la nature

TerraVie, fonds foncier communautaire, est un OSBL qui acquiert, protège et gère des terres au Québec afin de les mettre à la disposition de collectivités viables (25 %), de génération en génération. L’organisme a reçu le « Phénix de l’environnement » du gouvernement du Québec en 2007 comme « meilleur projet en développement durable ».

Notre premier projet de conservation du patrimoine naturel à vocation écotouristique et éducative a été mis en place à Montcalm dans les Laurentides. Il comprend une aire protégée de 188 acres et inclut la création d’un écovillage sur les terres voisines protégées également à perpétuité contre la spéculation. L’association innovante d’un écovillage et d’une aire protégée recèle un important potentiel en matière d’éducation et de transformation sociale. En plus d’agir à titre de gardiens, les résidants de l'écovillage adopteront une charte écologique et partageront leurs apprentissages avec les visiteurs.


photo © Paul Casavant

Une coopérative d’habitations HabitaVie s’est créée afin de mettre en place le volet résidentiel de l’écovillage. Présentement, quelques conventions de droit superficiaire¹ sont disponibles au coût de 6 000 $. Pour ceux qui désirent avoir plus d’information, veuillez communiquer avec nous au 450-227-5416 ou visitez notre site Web www.terravie.org

¹L'article 1011 c.c.q. définit la propriété superficiaire comme étant celle «des constructions, ouvrages ou plantations situés sur l'immeuble appartenant à une autre personne, le tréfoncier». Cette définition amène donc deux éléments: un immeuble par nature et la situation de cet immeuble sur le plan vertical.
Superficiaire: celui qui érige les constructions, plantations, ouvrages.
Tréfoncier: celui qui est propriétaire du fonds.


 

MISSION : PARADIS sur TERRE
Par Alejandro Montero, TERGOS architecture + construction écologique, Québec

AlejandroDepuis 2001, nous avons comme mission de participer activement à la création d'un paradis sur terre, d'un monde meilleur : une société humaine œuvrant en symbiose avec son environnement, et ce par l'entremise de la transformation du milieu naturel et bâti.

Mais comment faire et par où commencer? Ce rêve, cet idéal, cette utopie qu'est un paradis sur terre n'est pas facile à saisir. Mais il se bâtit, petit à petit, un geste à la fois.

Dans un premier temps, nous atteignons notre but par les produits et services variés que nous offrons, qui tournent autour de quatre axes principaux :

  • Nos services professionnels en architecture, axés sur une conception durable, nous permettent de fournir tous les plans et devis nécessaires à l'achèvement de tout projet de construction;
  • Avec nos services en construction, nous avons en main toutes les licences nécessaires permettant de bâtir clef-en-main un projet de n'importe quelle envergure, le tout selon les règles de l'art;
  • Par des services de vente et distribution, allant du produit éco-efficace aux matériaux de construction récupérés, tous ces produits difficiles à trouver sur le marché deviennent disponibles;
  • Comme promoteur immobilier, avec le bâtiment du 326, rue des Commissaires Est au centre-ville de Québec, nous sommes aujourd'hui locateurs d'un édifice voué à devenir, d'ici cinq ans, le premier exemple d'une architecture régénérative en milieu urbain dense.

Ces produits et services nous permettent d'avancer de front vers un but commun : créer un monde meilleur pour l'humanité.

Mais ce n'est qu'un début. Car n'importe qui et n'importe quoi aujourd'hui peut s'autoproclamer écologique.

C'est pour cette raison que Tergos fonde ses actions et ses décisions écologiques sur sept critères principaux, sujets sur lesquels nous élaborons dans nos éventuelles collaborations au bulletin TerraVie.  Nous considérons ces critères comme la base fondamentale de toute construction dite écologique :

  • La qualité globale du service, de la main-d'œuvre et de la construction;
  • Une approche bioclimatique;
  • Une implantation intégrée au site;
  • Le choix de matériaux :
    • sains;
    • locaux;
    • naturels;
    • récupérés et récupérables;
    • recyclés et recyclables.
  • Une enveloppe éco-énergétique et efficace;
  • La gestion des ressources naturelles et énergétiques :
    • pendant le chantier;
    • durant la vie du bâtiment;
  • L'esthétisme.

Nous voyons un monde dans lequel l'architecture, une architecture régénérative, participe activement à l'amélioration de l'état de la planète et de la condition humaine. C'est un monde dans lequel les édifices et les communautés régénèrent et soutiennent la santé et la vitalité de la vie sur terre. C’est d’ailleurs ce que l’organisme TerraVie soutient en nous ayant sélectionnés, ainsi que Daniel Cyr, de la société Rousseau-Lefebvre, pour la conception de son plan d'aménagement. En partenariat, nous contribuons aux négociations avec Québec, afin de modifier quelques projets de loi en matière d’urbanisme.

Nous y arriverons, un projet à la fois.


 

La petite histoire du magazine «La Maison du 21e siècle»
Par André Fauteux, éditeur, Sainte-Adèle

Je suis journaliste depuis 1988. Après avoir travaillé comme reporter stagiaire à The Gazette, j’ai écrit pendant cinq ans pour le défunt hebdo Habitabec. C’est dans ce journal qu’en 1990, j’ai lancé une chronique sur les maisons écologiques appelée La Maison du 21e siècle. Toutefois, Habitabec a déclaré faillite en 1994, et c’est à ce moment que j’ai décidé de produire une feuille de chou de quatre pages qui est devenue au fil du temps le magazine que vous connaissez.

Mon inspiration provient autant des principes de la bioconstruction tels que décrits par l’Institut germano-américain de Bau-biologie (buildingbiology.net) que du concept de la maison saine mis de l’avant par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Bref, une maison écolo, ce n’est pas exclusivement une maison bâtie avec des matériaux naturels et non toxiques. C’est également une maison éconergétique, écoresponsable, durable (idéalement avec des matériaux compostables ou recyclables), et dont les coûts d’utilisation sont abordables.

La naissance de La Maison du 21e siècle fut catalysée par l’arrivée d’une enveloppe brune dans mon courrier — le rêve de tout journaliste! La fameuse enveloppe contenait l’ébauche du futur guide Matériaux de construction pour les logements des personnes hypersensibles qui avait été rédigé par des consultants pour la SCHL. L’un d’eux m’avait envoyé l’ébauche en question. Il était excédé, car le fameux guide n’avait cessé d’être « révisé » depuis deux ans pour plaire aux diverses industries dont les avocats exerçaient des pressions sur les gestionnaires de la SCHL. Évidemment, toutes les entreprises souhaitaient que leurs produits soient mentionnés de façon favorable.

Je m’étais lié d’amitié avec certains chercheurs de la SCHL, dont la responsable du guide, et j’ai prévenu celle-ci que j’allais « scooper » le guide dans le premier numéro de La Maison du 21e siècle. Le lendemain, son patron m’appela pour me dire qu’il était très irrité que j’envisage de citer une ébauche qui ne reflétait pas, selon lui, la version qu’il s’apprêtait à publier. Ce n’est que quelques semaines plus tard, alors que les 6 000 copies de mon premier bébé étaient déjà imprimées, qu’il m’envoya une lettre m’indiquant qu’il me tiendrait responsable de tout dommage potentiellement causé par mon article à la Corporation (la Couronne, quoi!).

J’ai été plutôt sonné de me faire menacer ainsi par ma meilleure source d’information. Depuis 1990, je citais tellement souvent les publications avant-gardistes de la SCHL que je disais, à la blague, être leur relationniste québécois!

C’est alors que j’ai levé les yeux au ciel et dit au Créateur : « Ben voyons, je pense sincèrement que mon travail peut aider les gens qui veulent se prendre en main pour protéger leur santé et l’environnement. Alors, si c’est ma mission, aide-moi! ». And the rest is history, comme disent les anglos! En passant, la SCHL a sorti son fameux guide et ne m’a jamais poursuivi. Bien que son titre laisse entendre qu’il ne s’adresse qu’aux hypersensibles, il est somme toute fort utile pour tous les propriétaires et locataires.

Près de 16 ans plus tard, La Maison du 21e siècle compte quelque 6 600 abonnés. Le lancement de notre supplément gratuit à grand tirage La Maison saine, en 2002, a grandement contribué à l’essor du magazine. Mais il est clair que le magazine est arrivé au bon moment, au moment où les Québécois commençaient à se passionner pour les maisons écologiques. De mars 2005 à mars 2006, le nombre d’abonnés a doublé, passant de 2 027 à 4 352. Al Gore, Steven Guilbeault, les artisans du rebut global, la flambée du prix du pétrole, l’arrivée des maisons LEED et EQuilibrium (à consommation d’énergie nette zéro) et bientôt des collectivités EQuilibrium ont favorisé l’engouement des consommateurs pour les maisons écologiques.

Je vous souhaite donc à vous, pionniers de la vie communautaire verte et équitable, de concrétiser dans la joie votre beau rêve d’harmonie, à l’aube d’une décennie qui se veut prometteuse et déterminante!

Vous pouvez visiter notre site au www.21esiecle.qc.ca

info@21esiecle.qc.ca
Tél. /Fax: 1.450.228.1555

Pour s'abonner à notre cyberbulletin gratuit : www.maisonsaine.ca
Pour un numéro d’essai gratuit du magazine : 1.800.217.0591


 

D’où vient la yourte de TerraVie?
Par Yves Ballenegger, Gatineau

De Mongolie, oui… mais comment est-elle arrivée ici?

En 2002, un petit Suisse passionné du camion décide de faire quelque chose de positif dans son domaine, le transport routier. L’association Globetrucker est créée et, en 2003, il répond à l’appel de deux femmes mongoles dans une zone rurale de leur  pays d’Asie centrale. Depuis la chute du régime communiste, l’État peine à maintenir les écoles rurales et les nomades quittent leurs terres pour que leurs enfants puissent recevoir une bonne éducation. C’est la première fois qu’un camion rallie la Mongolie depuis l’Europe; aventure folle à travers la Sibérie entre routes pourries, policiers corrompus, pannes mécaniques et merveilleuses rencontres…. Le camion est chargé du mobilier et du matériel complet pour équiper une école. Sur place, c’est la révélation : l’équipage est accueilli non pas comme le père Noël, mais bien d’égal à égal. Les Mongols sont très reconnaissants de cette collaboration et, une fois l’école équipée, ce sont eux qui prennent soin des petits Suisses en leur faisant découvrir leur culture et en les aidant sans compter pour chaque petit problème rencontré, ce qui me fait toujours dire que nous avons reçu plus là-bas que nous n’avons jamais apporté.

Une fois le camion vide, il faut trouver un chargement de retour, et c’est finalement quatre yourtes et divers produits d’artisanat qui sont ramenés en Suisse. Vendus à profit, ils permettent d’organiser le prochain voyage jusqu’en Mongolie. À ce jour, après une quinzaine de chargements de camions complets, plus de 100 écoles ont été équipées. Certaines pour quelques ordinateurs seulement, d’autres complètement; le tout en prenant bien soin d’amener le strict nécessaire, sans concurrencer un marché local.

Depuis, la vente de yourtes, une activité commerciale exercée sous le nom de Groovyyurts, a été séparée de Globetrucker qui reste aujourd'hui encore entièrement bénévole. Au Canada, chaque yourte vendue amène toutefois un petit bénéfice à Globetrucker qui continue d’acheminer du matériel scolaire. Divers autres projets sont dérivés de cette activité : un atelier/école de couture dans un quartier pauvre de la capitale, la gestion d’une pépinière et la plantation de cinq arbres par yourte vendue… mais surtout, on s’attache à acheter principalement dans les zones rurales, pour aider les nomades à rester dans leur campagne.

En 2006, l’auteur a émigré au Canada pour épouser Brenda. Les yourtes ont suivi… TerraVie s’est très vite intéressé à cet habitat si facile à intégrer à l’environnement et a acquis la yourte qui est utilisée sur le terrain. C’est la première de cette taille (26 pieds de diamètre) à avoir été installée en Amérique du Nord.

Quelques points généraux pour illustrer cet habitat incroyable et ce peuple tellement en harmonie avec la terre :

  • la yourte mongole existe depuis des millénaires, mais reste l'habitat nomade le plus avancé à ce jour. Aujourd'hui encore, la moitié de la population de ce vaste pays d'Asie centrale y vit à l'année.
  • la yourte est constituée principalement de matériaux organiques: bois, toile à base de coton, feutre en laine de mouton pour l'isolation, cordes en crin de cheval jusqu’aux liens de mur en cuir de chameau.
  • la yourte a été développée dans un climat extrême: compacte, elle est aérodynamique pour résister aux grands vents et bien isolée pour être facile à chauffer. En été, la yourte respire et son isolation lui permet de rester fraîche.
  • la yourte n'est pas amarrée au sol (les Mongols ne veulent pas « blesser » la terre). Une corde au centre de la yourte est attachée à une grosse pierre en cas de tempête. Cette corde est autrement rangée en serpentin derrière les perches du toit au-dessus du lit des parents: un symbole de fertilité.
  • les yourtes les plus courantes en Mongolie mesurent 20 pieds de diamètre et sont assemblées en 30 minutes. Les nomades se déplacent trois à quatre fois par année avec leurs troupeaux.
  • le peuple mongol est extraordinairement accueillant. Vous serez toujours bienvenu dans une yourte, à tel point qu'il est même considéré comme impoli de frapper à la porte.
  • bien que les nomades mongols suivent aujourd'hui encore un mode de vie ancestral en accord avec la nature, ils sont très attachés à l'éducation. Il y a en Mongolie plus de 98 % d'alphabétisation!

Vous aurez plus d’information sur les sites www.globetrucker.org et www.yurt.ca

Téléphone : 1 888 GROOVYY

En cliquant sur ce lien, http://www.radio-canada.ca/util/postier/suggerer-go.asp?nID=784914, vous pouvez voir une entrevue donnée par Philippe Schnobb à la télévision de Radio Canada, le mercredi 2 décembre 2009.


 

Construction de meubles rustiques en forêt
Par Michel Blain, Wentworth

Depuis 1990, j’exerce mon métier d’horticulteur et paysagiste. J’ai une formation de l'école Louis-Riel du Jardin botanique de Montréal. La création de jardins est l'aspect du métier qui me passionne le plus. La mise en place d'un «décor vivant» constitue toujours un défi pour moi.

Étant travailleur autonome, j’ai commencé, il y a quelques années, à occuper mes hivers avec la création de meubles et d’accessoires de jardins, faits de branches récoltées et de branches de saule vivantes parce qu'elles se courbent facilement ainsi que de croûtes de cèdre laissées sur place par les moulins à scie. En réalisant des aménagements dans le respect de la nature sauvage, j’en suis venu à créer des supports à plantes grimpantes en branches qui, au fil des années, sont devenus des œuvres d’art naturelles, ainsi que des meubles solides et confortables.

En juillet 2008, TerraVie m’a invité à donner un atelier sur la construction de meubles rustiques en forêt. Lors de cet atelier, nous avons mis notre créativité en commun afin d’assembler, à l’aide de différentes sortes de bois trouvés en forêt, un banc unique en son genre, pouvant accueillir quatre personnes.

C’est incroyable tout ce que l’on peut faire avec un peu de technique, un minimum d'aptitudes manuelles et de la créativité. On peut fabriquer soi-même une pièce originale, personnelle, qui saura très bien s'intégrer dans un décor champêtre, naturel, et cela, à peu de frais!

D’ailleurs, TerraVie s’inspirera  de cette expérience collective et créative afin de mettre en place dans l’aire protégée des aires de repos et des panneaux de signalisation ayant ce petit côté rustique et artistique.

Je donne également des cours d’horticulture et d’aménagement paysager. Vous pouvez me contacter au 450 226-5514 ou par courriel à mblain1947@gmail.com


 

Faire autrement !
Réalisation de champs fleuris par l’ensemencement
Par Christine Landry, Saint-Hippolyte

LandryAvec un parcours peu orthodoxe, Christine Landry s’est investie dans l’ensemencement de champs fleuris après avoir pratiqué comme ingénieure-métallurgiste pendant six ans.  Ce choix s’est imposé de lui-même tout naturellement après d’amères déceptions dans le milieu, où peu de femmes osaient s’aventurer, il y a de cela une vingtaine d’années.  Ce n’est pas en cherchant une idée d’affaire que l’ensemencement a "germé" en elle, mais par un déroulement d’événements sans prémonition. Sortant d’un milieu industriel des plus polluants, la découverte soudaine de l’environnement qui l’entourait crée en elle la soif de découvrir cette nature qui ne demande qu’à être connue et divulguée.

Rejetant à prime abord tout ce qui est conventionnel et contraignant, elle s’intéressa à la complexité et au développement de la nature, ce qui l’amena à l’ensemencement.  Ce qui l’émerveillait le plus, était qu’il est possible de faire grand avec si petit; l’ensemencement de grandes surfaces pour créer des champs fleuris.
Elle a en horreur les aménagements ordonnés et structurés et la traditionnelle plantation qui lui parait trop organisée, dénudée d’aspect naturel.  C’est en observant la nature que l’idée de créer des champs à partir de matière organique provenant des résidus d’émondage lui vint.  Une façon naturelle de créer un milieu propice à l’ensemencement.  À force de labeur et d’acharnement et grâce au soutien de personnes qui ont voulu de tels champs chez eux, elle fit la démonstration que l’ensemencement était possible avec des semences de qualité cueillies à la main et non mécaniquement, sans agent de remplissage, ni semences de graminées.

Elle voulait aussi valoriser un métier malheureusement méconnu: semencier. En effet, qui possède la capacité d’identifier les plants à partir du feuillage, sinon celui qui les voit croître? Les risques de s’y méprendre sont grands. C’est pour cette raison que beaucoup de mérites reviennent entre autres aux herboristes et botanistes.
À cause de leur grande diversité, les plants indigènes nous paraissent difficiles à identifier. Cela semble relever du mystère. Monter un herbier composé uniquement de fleurs accompagnées de leur feuillage ne se fait pas sans peine. Cela requiert beaucoup de patience et de persévérance.
Mais en y mettant les efforts nécessaires, des projets aboutissent et prennent forme, comme celui du développement d’un plan d’aménagement d’écovillage où tous se connaissent, participant aux tâches de construction et d’aménagement de chacun. Une participation à l’élaboration d’un mode de vie contrastant avec notre société individualisée sans but commun et vivant dans un parfait anonymat.

Son désir de partager sa passion s’est concrétisé par l’intermédiaire de conférences données auprès des sociétés d’horticulture et d’écologie au Québec, dans plus d’une trentaine de villes, de Rivière-du-Loup à Mont-Laurier.  Aussi, dans le cadre d’un projet éducatif vert de Brundtland, elle a réalisé, avec 500 jeunes du primaire de l’École de la Source de Bellefeuille, un champ fleuri où les élèvent ont appris à identifier semences, feuillage et fleurs.
Elle a aussi réalisé un toit fleuri entièrement semé à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, une première au Québec.  Les champs qu’elle a réalisés depuis 2003 ont fait l’objet de reportages des journalistes Thérèse Romer, dans le Journal La Terre de chez nous de l’Union des producteurs agricoles, de François Dallaire, à l’émission Coin Jardin de Radio-Canada et d’André Fauteux, dans le magazine de la maison saine du 21e siècle.  Récemment, l’organisme Greenpeace lui a demandé l’autorisation de publier les photos de ses réalisations dans un guide de sensibilisation. 
Elle a aussi participé au premier collectif québécois en 2002 : « Botanique et horticulture dans les jardins du Québec » aux éditions Multimonde.  Son rêve serait de semer les bordures d’autoroute du Québec avec ses semences maintenant récoltées chez plus d’une soixantaine d’anciens clients et ce, pour  fleurir tout le Québec et pour que notre belle province soit enfin reconnue comme l’une des plus fleuries ! 
Il ne manque que la volonté politique afin de faire aboutir des projets comme celui-ci.

Christine Landry, ing.

Cell. : 514 602-0090
Tél. : 450 563-1067

christine@lechampfleuri.com
www.lechampfleuri.com


 

Champignons sauvages de nos bois
Par Guylaine Duval, Ste-Agathe-des-Monts

Je suis mycologue amateur. La mycologie est la science qui étudie les champignons. Les « vrais mycologues » étudient tous les champignons : moisissures, levures et champignons microscopiques de toutes sortes.

Personnellement, je m’intéresse aux champignons dits supérieurs, ceux dont les spores (semences) sont faites sur des organes non microscopiques que l’on appelle communément « champignons ».

Les champignons me fascinent pour plusieurs raisons. Ils sont beaux, étranges, inquiétants, imprévisibles, délicieux ou dangereux, médicinaux, gourmets ou mortels, mais tous sans exception ont un rôle primordial dans la nature : ils sont des décomposeurs. Ils prennent la matière organique et la transforment de manière à ce qu’elle soit réutilisable dans le grand cycle de la nature. Autrement dit, ils recyclent. Ils le font depuis beaucoup plus longtemps et de manière beaucoup plus efficace que nous!

Des études récentes sur les champignons démontrent que nous les connaissons bien peu. Que ce soit au plan nutritif, médicinal ou comme bio-régénérateurs, leur plein potentiel reste encore à découvrir et à utiliser.

Depuis que j’ai commencé à donner des conférences sur les champignons en 1994, mes étés et automnes sont occupés à fouiller les bois à la recherche de ces trésors. Chanterelles, cèpes, lactaires délicieux, pleurotes, et les moins connus, lactaire couleur de suie, collybie butyracée, armillaire couleur de miel, russule charbonnière et des centaines d’autres. Au tournant d’un sentier ou au pied du gros arbre à côté de la maison, après une nuit orageuse, tout un monde de couleurs, de formes, de saveur et de parfums s’offre à nous.

Ils nous répugnent et nous font peur, ils nous attirent et nous intriguent. Au cours de mes chroniques, je vous ferai découvrir le monde merveilleux des champignons. Je vous parlerai de mes expériences de cueillettes, mais aussi de tous les aspects de la mycologie, des plus anciennes recettes aux plus récentes et fascinantes découvertes.

Pour compléter ma présentation et afin de gagner ma vie honorablement pendant toute l’année, j’offre mes services de rédaction, de correction et de traduction sous la bannière « Solutions Linguistiques Guylaine Duval ». Des champignons à la traduction? Le fil conducteur est une passion pour la recherche, une grande curiosité et le goût de communiquer avec efficacité.

Guylaine Duval — guylaineduval@hotmail.com
Solutions linguistiques — guylaine.duval@cgocable.ca


 

En direct de l’Inde
La permaculture urbaine
Par Bernard Alonso

Certains d’entre vous me connaissent puisque cela fait plusieurs années que je suis invité par TerraVie pour donner des formations/ateliers en permaculture. Nous avons d’ailleurs démarré ensemble le petit jardin en pleine forêt près de la yourte.

Si vous n’avez pas encore une idée de ce qu’est la permaculture, il est temps de combler ce vide car TerraVie est un projet communautaire qui s’insère dans le concept de la permaculture. Selon moi, ce sont des méthodes similaires qui permettront au monde de demain d’avoir une vie, en tant qu’écosystème, en harmonie avec tout ce qui nous entoure, y compris la vie humaine.

Par où commencer? Par soi-même, en s’informant et en se transformant. Vous pouvez visiter le site www.permacultureinternationale.com et approfondir, selon vos moyens ou vos projets personnels. En visitant ce site, vous comprendrez que la permaculture est plus vaste qu’un simple concept de jardinage.

Plusieurs formations sont offertes. À vous de choisir. Le résultat inspirant qui suit sera plus éloquent et motivant pour vous donner envie d’approfondir.

Voici une entrevue avec deux personnes inspirantes qui ont suivi une formation en 2003. Monsieur et Madame Tout-le-monde, qui n’avaient aucune formation particulière dans le domaine, sont devenus un exemple dans leur communauté.

Une production maraîchère autour d’une maison de banlieue passe à Radio-Canada….

Et oui! Nous avons été surpris de la visite de journalistes de Radio-Canada qui avaient entendu parler de notre soit-disant étrange jardin potager en pleine banlieue de Granby.

Comment tout ça a-t-il commencé?

Après un cours de permaculture suivi en 2003, il ne nous a plus été possible de conserver une pelouse inutile et énergivore autour de notre maison, surtout après avoir entendu, pendant la formation, la prestation de Madame Édith Smeesters sur les pelouses écologiques. C’est à ce moment là que la métamorphose a commencé.

Notre objectif était avant tout de supprimer le gazon et de produire une partie de nos légumes d’une façon biologique, de dire Claudette Gauthier et Alain Laroque, de Granby. Nous ne nous attendions pas à de tels résultats! Quelle économie de temps et d’énergie inutile! Deux ans après, nous mettons moins de temps à l’entretien de nos légumes et de nos vivaces qu’il nous fallait à l’époque pour tondre, planter et surtout désherber nos fleurs annuelles. Sans compter l’économie en argent en évitant le contrat avec la compagnie (nous avons honte de l’avouer) d’arrosage de pesticides et d’engrais que nous engagions pour être conformes aux attentes de la municipalité et des voisins, bien sûr. Maintenant, nous produisons des légumes bios pour notre consommation personnelle, mais aussi pour le plaisir de les partager avec nos enfants et nos voisins immédiats, tellement nous en avons en surplus. Nous avons donné notre tondeuse; elle n’avait plus de raison d’être, chez nous. Nous avons supprimé le dernier espace gazonné au printemps de cette année. Quel soulagement !

Il est fréquent de voir les automobilistes ralentir et observer ce qu’ils voient. Quant à nos voisins et aux passants, ils observent, posent des questions et il y a même une devanture devant un magasin nouvel âge de Granby qui nous a copiés. Dernièrement, un propriétaire de pépinière, émerveillé du résultat, nous a gentiment offert des plantes et des écailles décoratives naturelles pour agrémenter notre parterre. Sans doute va-t-il envoyer sa clientèle pour montrer l’effet dans un jardin particulier?

 

Ça ne vous dérange pas de vous faire questionner et d’être la curiosité du coin?

Pas du tout! Au contraire, nous espérons inspirer plus de monde à faire des changements écologiques, ne serait-ce que de supprimer tous ces produits d’arrosage et cette guerre aux pissenlits qui semble obsessive. C’est pourtant beau des pissenlits : jaune sur du vert!

Nous ne sommes pas des paysagistes. Nous avons procédé lentement avec un plan sur deux années pour nous permettre d’apprécier notre expérience. Nous voulions garder un ensemble à la fois esthétique, utile et original. Et nous y prenons goût! Une activité qui, autrefois, était une corvée, devient un loisir riche en créativité.

En 2005, Alain et Claudette ont reçu un groupe de 24 étudiants durant une demi-journée. Plusieurs ont été stupéfaits et d’autres vraiment inspirés pour appliquer chez eux et démarrer des nouveaux styles de jardins comestibles esthétiques.

Bravo à nos deux étudiants et aussi à notre organisme RHA qui est fier des gestes concrets des cours de permaculture et des résultats flagrants qui en découlent. On compte plusieurs productions et approches des principes de permaculture au Québec. Il y a même maintenant d’autres instructeurs qui enseignent la logique des applications et comportements qui sont dictés par la nature et appliqués par l’humain dans son habitat.

Renseignez-vous pour les prochaines sessions 2010

Bernard Alonso
Canada: 450 469-2858
India: 0091.413.2622.592
bernalon9@gmail.com
www.permacultureinternationale.com


 

L’éveil environnemental
Par Bernard Anton, Prévost

Bernard Anton, Ph. D., est né en 1961. Il vit dans les Laurentides depuis près de quinze ans. Il entreprend très tôt des études en art dramatique, en littérature, en pédagogie et en sciences des religions. Sa thèse de doctorat, qu’il a présentée en 2005, à l’Université de Montréal, porte sur les dimensions thérapeutiques du pardon.

Il a publié plus de 28 livres (poésie, conte, théâtre, slam, essai, spiritualité, environnement) chez différents éditeurs québécois et européens. Dès ses premières publications, plusieurs critiques étaient élogieux à son égard et ont souligné la qualité de ses écrits. Il est professeur depuis plus de vingt ans. Ses conférences sont bien appréciées par le grand public à cause, entre autres, de la richesse et de la profondeur de sa réflexion. Toute son œuvre est centrée essentiellement sur la mise en relief de la beauté et de la valeur du patrimoine naturel.

Bernard Anton a participé à plusieurs expositions, colloques, événements, soirées et revues littéraires. Il a fondé l’ACPL, les Ami(e)s du conte et de la poésie des Laurentides, un mouvement culturel de conte et de poésie, et a organisé en 2004 la première édition du Festival du conte des Pays-d’En-Haut.

Son écriture, d’une simplicité complexe, recherche le plus subtil. Il est très actif sur scène, toujours proche du public. Son essai sur l’environnement Plaidoyer pour la Terre et les Vivants (publié aux éditions Marcel Broquet, 2009) a mérité la Mention d’Excellence au Salon du Livre de Montréal en 2009 (Prix EFA). Sa poésie vient tout juste de mériter, à Paris, le Diplôme d’Honneur de la Francophonie (Prix Europoésie en collaboration avec l’UNICEF).

Il est impliqué socialement, culturellement et politiquement dans la communauté, et en contact avec les organismes verts du Québec et surtout des Laurentides.

Son livre Plaidoyer pour la Terre et les Vivants, défend les intérêts bafoués de la Terre et le futur menacé des Vivants. Il nous invite à réfléchir sur l’impact environnemental de notre surpollution, surproduction, surconsommation, surindustrialisation. Il propose de prendre soin de notre environnement, de la fine couche d’air qui entoure la Terre et qui est vulnérable.

Il souligne : L’éveil environnemental n’est plus l’apanage de quelques érudits mais le devoir et la responsabilité de chaque citoyen, car la nature est notre patrimoine commun, peu importe qui nous sommes, quelle langue nous parlons, quel pays nous habitons, à quelle idéologie ou confession nous souscrivons. Étant tous concernés, nous sommes tous invités à nous mobiliser pour sortir de la crise écologique dans laquelle nous nous débattons.

C’est l’heure des choix, affirme-t-il, le seuil critique est franchi, tel que le préconisent plusieurs experts depuis quelques années. Quel avenir, quelle société voulons-nous? Quels actes sommes-nous prêts à poser face à l’avancée quotidienne des déserts et face à la dégradation continue de la qualité du sol, de l’eau, de l’air? Quelles limites donnerons-nous à l’activité humaine qui ne cesse de détruire l’environnement? Acceptons-nous de rester neutres et d’hypothéquer l’avenir des générations futures?

Il en appelle à un éveil de la conscience et à un agir éthique universel écoresponsable. Il propose comme solution, entre autre, la simplicité volontaire : « Consommer moins, produire moins, se contenter de moins ou de peu, pour mieux vivre demain. » écrit-il

Il a découvert l’organisme TerraVie à travers les médias. Depuis, il appuie nos initiatives et projets. Il a été invité à nous donner une conférence sur la conscience verte et les pratiques vertes au Chalet Pauline Vanier le 13 novembre dernier.

Conjointement, avec son éditeur, il verse, pour chaque exemplaire vendu de Plaidoyer, un dollar à TerraVie. Bernard Anton croit fortement en la création de projets de vie communautaire verte où les mêmes valeurs écologiques peuvent être enseignées, partagées et données en héritage à nos enfants

Consultez son site Web www.bernardantoun.com


 

L’arbre de la conscience pousse (aussi) dans la forêt
sauvage du cœur humain
Par Luc Fournier, Montréal

« J'ai connu TerraVie par l’entremise de Nicole et Paul dans une exposition commune, Manger Santé. Depuis ce temps, nous sommes restés en contact comme artistes dans et avec la nature, dans le projet de socialiser des relations en harmonie avec nos spiritualités et de ne pas séparer écologie et économie. »

« Pour les industriels de la forêt, si un arbre pouvait pousser sans ses branches, et même directement dans leurs comptes en banque, ce serait vraiment l’idéal! »

Dans son recueil Les dernières forêts d’arbres libres, Luc Fournier soutient un vif réquisitoire, en poésie et en prose, contre la coupe à blanc, le mépris des sociétés forestières et l’indifférence des autorités gouvernementales. C’est un hymne à la grâce et à la richesse de nos forêts québécoises, mais aussi un rappel de leur fragilité. Dénonçant avec vigueur les entreprises dont « le profit est notre perte », Luc Fournier apporte une grande dose d’humanité au débat actuel sur la gestion des forêts. « Nous sommes tous des arbres libres à la liberté saccagée. ». La préface est de Richard Desjardins.

Les maladies de l’économi$me et du scienti$me nous conduisent directement à un cul-de-sac social et financier. L’arbre de la conscience est l’arbre le plus important à cultiver, à protéger, à conserver, à planter en forêt québécois. Mais cet arbre se cache, inaccessible, apeuré par la machinerie meurtrière ou les mains comptables de la mesquinerie exponentielle. Un citoyen n’est pas seulement un consommateur qu’on voudrait irresponsable, innocent et amnésique. Qui veut nous réduire à n’être qu’un acheteur obéissant de bran de scie collé?
L’industrie forestière, dopée par sa propre logique productiviste, demandera-t-elle aux oiseaux de se taire, aux animaux de disparaître, aux citoyens de déménager dans les villes, là où il est facile de les duper et de les intoxiquer? Une fois de plus, réussira-t-elle à retarder son agonie monopolisatrice, à résister aux changements sociaux et culturels inévitables qui germent depuis Kyoto et Seattle?...Cette industrie aurait-elle choisi la mort lente de nos forêts, mais de notre société aussi? La vie est peut-être un jeu, mais on ne doit jamais jouer avec la vie des autres.

Bientôt, on nous demandera de trouver un arbre! Et puis on le coupera! Si on donne la forêt publique (et privée) à perpétuité à une industrie xylophage, comment peut-on concilier sa pérennité biologique?
Nous avons raison d’avoir peur de ces monopoles, car le souci écologique est loin de figurer dans leur liste de priorités. Pourquoi une minorité supplanterait-elle les droits de la majorité? Dans la nature, qui est souveraine, c’est l’ensemble qui a le dernier mot, les changements climatiques nous le rappellent aujourd’hui. Mais les déforestations accentuent l’érosion et l’évaporation, la forêt se vide à vol d’oiseau…

Extrait du livre de Luc Fournier, Les dernières forêts d’arbres libres, Lanctôt Éditeur, 2006. p. 39


 

Le Défi Climat dans les Laurentides
Par Virginie Roger du CRE Laurentides

Le Défi climat est une grande campagne de mobilisation pour la lutte aux changements climatiques. Initié en 2008 sur le territoire de Montréal, auquel s’est ajoutée en 2009 la grande région de Québec, ce programme a permis la participation de plus 290 organisations, soit plus de 36 000 individus engagés, avec pour effet une réduction de gaz à effet de serre de près de 60 000 tonnes.

Cette année, l’ensemble des 16 CRE se mobilisent pour étendre cette campagne à l’échelle provinciale. Défi Climat est destiné aux entreprises, institutions publiques et organismes, mais également aux citoyens qui souhaitent s’engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en modifiant leurs habitudes de vie et de déplacement. La campagne durera du 10 mars au 30 avril 2010. Les organisations peuvent s’inscrire depuis le 15 octobre sur www.deficlimat.qc.ca.

Le CRE Laurentides, avec le soutien de partenaires régionaux, organisera différentes activités de sensibilisation, notamment des conférences gratuites et aidera les organisations dans leur démarche. Relever le Défi Climat est bénéfique pour tous. Il permet de réduire sa consommation d’énergie tout en améliorant sa qualité de vie et assure un avenir meilleur pour les générations futures. L’objectif pour la campagne provinciale 2010 est une réduction des gaz à effet de serre de 70 000 tonnes, et nous sommes convaincus que la région des Laurentides se mobilisera massivement pour atteindre cet objectif commun.

Prêt à relever le défi dans votre organisation?
Voici quelques idées de gestes institutionnels : gérez les matières résiduelles de façon responsable, organisez des événements carboneutres, améliorez l’efficacité énergétique.
Avez-vous pensé au covoiturage?
Cela permet de faire des économies, de consolider l’esprit d’équipe et, bien sûr, de réduire ses émissions de GES. Si chaque citoyen s’engageait à recycler, à composter, à réduire sa consommation de viande, à se procurer des thermostats électroniques programmables et à remplacer deux déplacements interurbains par des téléconférences, cela équivaudrait à réduire les GES de plus d’une tonne par personne.
Le Défi Climat est une démarche volontaire et le CRE Laurentides offrira accompagnement et conseils. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec Virginie Roger au 450 565-2987. De plus, le nouveau site du CRE Laurentides sera dévoilé dans les prochaines semaines. Vous découvrirez ainsi les autres projets mis sur pied pour 2010 et le travail accompli au cours des dernières années. Le Conseil régional de l’environnement des Laurentides : votre réseau environnemental!

Grant MacKenzie, représentant du CRE Laurentides, siège au conseil d’administration de TerraVie depuis ses débuts, en 2003. Il dit : « J’ai été privilégié de voir l’évolution de ce beau projet, grâce à la vision et à la ténacité de Nicole. Il y avait les hauts et les bas, mais, en bout de ligne, nous nous trouvons avec un beau terrain, plein de potentiel. J’essaie d’apporter un point de vue objectif dans les débats du conseil d’administration et je me compte très chanceux d’avoir eu l’opportunité de siéger avec un groupe de personnes aussi dynamique et évolutif
Bonne chance à vous tous!
Ne vous gênez pas pour vous impliquer à fond, parce que la réussite d’un organisme comme TerraVie dépend beaucoup des efforts collectifs de ses membres. »

CRE Laurentides
298, rue Labelle, Bureau 100
Saint-Jérôme (QC) J7Z 5L1
450 565-2987
virginie.roger@crelaurentides.org 
www.crelaurentides.org

 


 

Les bienfaits de la forêt
Par Anny Schneider, la fée des bois universelle, Shefford

Anny SchneiderChaque fois que j’y entre et m’y attarde,
La forêt m’accueille, bienfaisante, bienveillante,
Et j’y reçois mille messages de sagesse et d’amour.
Elle est là, apparemment fixe et comme en attente,
Mais dans le fond, elle est toujours en mouvement.

Pour les animaux à sang chaud, humains y compris,
C’est facile et même nécessaire de bouger,
Parfois très vite pour éviter d’être gelé ou dévoré,
Par un coyote, un renard ou surtout un chasseur,
Ces tard-venus à deux pattes, les pires prédateurs….

Dans le bois, les champs ou dans la toundra,
Partout, tout germe, pointe et s’élève, continuellement,
Cycle de la vie bien rodé, en mouvement ascendant constant,
Selon  la grande loi du : naître, croître, mourir et nourrir,
Le monde qui reste, par l’humus, les œuvres et les gestes que l’on laisse.

Chez les plantes surtout, tout est élévation,
Dès la semence qui devient jeune pousse en expansion,
Cherchant ses forces dans la terre pour mieux s’élever vers la lumière,
Même si à peine un cinquième d’entre elles deviennent arbre ou fleur,
Toutes ambitionnent de survivre, semant des graines les meilleures…

Chaque espèce veut s’étendre et se répandre, et même les lichens et les mousses
Sont utiles et chez les plus avisés, humains y compris,
Elles serviront à soigner leurs « bibittes » pathogènes,
Que très souvent, ils se sont attirés par eux-mêmes,
Comme la plupart de leurs malheurs et ennuis.

Ah! La forêt : abri, oasis, refuge, garde-manger et médecin,
Au Québec aussi, tu nous as tant donné et en retour,
Nous t’avons tellement malmenée,
Marchandisée et presque complètement ratiboisée,
Au point de nous mettre nous-mêmes en danger…

Sous tous les horizons de la terre, nous te nuisons,
Et souillons même l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons,
Puissions-nous nous réveiller à temps,
Et t’entendre à force de t’écouter,
Te connaître et te comprendre et ainsi mieux t’aimer.

Comme à l’Action Boréale, Aux arbres citoyens, à Granby et dans notre fiducie,
Il est possible d’agir et de réagir, pour que, partout sur terre, dans cent ans encore,
Des petits d’humains puissent encore te regarder pousser en paix!
En attendant, charmés par tes cimes persistantes parfumées,
Joyeusement, cet hiver sous les conifères, allons glisser et rêvasser, dans ce qui sera toujours notre forêt!

Nous pouvons voir Anny en mouvement sur le site de Jacques Languirand dans sa rubrique, Pendant que le loup n’y est pas.
En allant sur ce lien, www.repere.tv/?p=1372, vous découvrirez ce qu’Anny pense concernant la défense du vivant.
Sur www.repere.tv/?p=1402, elle nous parle de la biodiversité.
Il y a également plusieurs d’autres liens intéressants sur la description de certaines plantes médicinales jusqu’à la fabrication d’une teinture mère.
C’est à voir!


 

« Retour aux racines » de l’arbre de Vie
Par Nicole Fafard, naturothérapeute/herboriste, Saint-Sauveur

La terre, une entité si précieuse et délicate,
animée par un océan de couleur,
l’âme qui vibre en son cœur!

L’aventure humaine qui se déroule à la surface de son être démontre une inconscience, une recherche constante de ce qu’est la vie sur terre.

Cette planète qui reflète la féminité absolue, la gestation et la création de multiples espèces qui s’émerveillent à la vie, qui échangent leurs couleurs et leurs saveurs d’être.

Une beauté qui existe au-delà de ce sommeil humain qui souvent ne peut percevoir cette magnifique création.

Les arbres de vie humaine qui recherchent ses racines, détruisent sur leur passage l`écologie de leur paradis.

Les forêts les regardent avec compassion, espérant qu’un jour rapproché, une conscience éveillée illuminera leurs racines avec le respect de la vie.

Peut-être le retour au cœur du ventre de la mère, de l’univers, serait une aventure pour l’être humain à faire la paix avec la féminité en son être.

Les artisans de la terre, les lutins amoureux de la vie, reconnaissent le paradis de cette magnifique planète et se manifestent  par leurs actions.

La contraction sanguine de l’humain qui s’exprime par la possession des terres et de ses ressources naturelles ne peut continuer ainsi car la future génération ne le permettra pas.

« La terre ne nous appartient pas, nous l’empruntons à nos enfants ».

Une bonne dose de valériane et de chardon-marie pour le système moderniste aideraient peut-être la reconnexion aux racines de ce beau pays!

J’encourage l’utilisation de plantes, de fleurs, de racines pour aider à équilibrer les systèmes vitaux et devenir autonome par la médecine de la nature.

La terre n’étant pas un bien personnel mais collectif, comme nos ancêtres nous l’ont bien démontré, c’est notre responsabilité en tant qu’artisan d’agir pour la protéger et d’en restaurer ses ressources.

Dans le cœur des racines, la vie anime!
C’est la terre, c’est la vie!
Avec harmonie pour l’esprit!

Respect et douceur pour 2010 !


 

Nous savons que l'arrivée de la lumière est associée au solstice d'hiver. Le 21 décembre, à la même heure pour trois jours consécutifs, la lumière devient sombre. Puis à partir du 24 décembre, chaque jour allonge légèrement jusqu’au solstice d'été.

Il y a longtemps, les autorités au pouvoir ont décidé que le jour de Noël serait en même temps que l'arrivée de la lumière, faisant ainsi coïncider l’avènement de la lumière spirituelle.

Comment pouvons-nous, en tant que familles, célébrer l’arrivée de cette lumière au cours de la période de Noël? On peut d'abord se connecter à la terre, à la nature et à la beauté du monde qui nous entoure. Puis, nous pouvons nous connecter à nos cœurs et à ce que nous ressentons. Comment nous enrichir spirituellement au cours de cette période croissante de la lumière? Finalement, pouvons-nous le faire avec plaisir et simplicité? J’aimerais partager avec vous une tradition très ancienne.

En l'honneur de ma défunte mère Oma Luise :

« La Couronne de l'Avent »

Faites une promenade dans les bois avec les enfants ou une personne spéciale. Profitez de la forêt, humez-la, regardez les petits animaux, l’eau qui coule et tout ce que votre coin de pays peut vous offrir.

Cueillez des petites branches de conifère. Elles poussent parfois sur le sol de la forêt. Taillez le bas d'un arbre qui est à l'étroit entre les autres trop nombreux. Choisissez des gestes qui aideront la forêt, comme amincir un bosquet qui est à l'étroit, ainsi la nouvelle croissance devient plus forte et plus saine. Ensuite, pour la décoration, cueillez des pommes de pin qui sont tombées au sol.

Retournez à la maison avec tous ces trésors. Recouvrez la table avec une vieille nappe ou des journaux pour la protéger. Sortez du ruban rouge et des ornements qui brillent et scintillent.

Assemblez les branches en les pliant pour former un cercle. Ajoutez de plus en plus de branches et complétez votre couronne en laissant un espace au centre. Attachez-la avec du ruban et rajoutez des branches jusqu'à ce que le cercle soit assez épais pour former une belle couronne. Une fois terminée, décorez avec des pompons, des cloches et tout ce qui brille. Ajoutez les pommes de pin rapportées de la forêt et vous avez maintenant une couronne de l'Avent.

Quatre semaines avant Noël, un dimanche, allumez une bougie au centre de la couronne pour célébrer l'arrivée de la lumière. Pour cette occasion, vous pouvez chanter un cantique de Noël, faire une prière ou raconter une histoire de Noël.

Le dimanche suivant, allumez deux bougies, puis trois et, le dernier dimanche avant Noël, allumez quatre bougies. Ce sont les quatre semaines de l'Avent.

C’est amusant, émouvant et chaleureux. Chantez, racontez des histoires ou simplement connectez-vous de manière méditative, comme une famille qui célèbre l'entrée de la lumière.

Parcours et liens avec TerraVie

Depuis 18 ans, j'ai un parcours de guérison et d'apprentissage à travers l'étude de la nature et de notre être intime.
Mon diplôme de « Conseillère chamanique » me permet d’utiliser les bons outils pour faciliter votre guérison. Que ce soit par les cristaux, les percussions, la guérison par le son, les huttes de sudation (sweatlodges) ou plusieurs autres techniques.

J'ai rencontré Nicole Fafard et connu TerraVie lors du dernier solstice d’été. J’ai immédiatement reconnu en elle une guérisseuse de talent ainsi que son magnifique projet TerraVie.
Je les aide afin de créer un espace sacré, mais aussi lors d’événements pour les relations publiques et la communication.

Je souhaite longue vie et prospérité à TerraVie et à ses futurs habitants!

Bonne saison et jouissez de la lumière!

Catherine Rose
Téléphone : 450 226 3175
Courriel: catherine.strecko@sympatico.ca

Traduction : Solutions Linguistiques Guylaine Duval


 

Rendre visible l’invisible
Par Luci Archambault, Saint-Hyppolite

Stéphane Bélainsky exerce le métier de technicien en hygiène électromagnétique : une profession moderne visant à évaluer, diagnostiquer  et atténuer, le cas échéant, la présence d’ondes électromagnétiques artificielles dans nos lieux de vie. L’adoption d’habitudes d’hygiène électromagnétique dans l’utilisation de nos technologies courantes est privilégiée. Des produits de protection ainsi que des séances d’information sur le sujet font également partie des activités régulières de l’organisation. Pour plus d’information, visitez le site Internet à www.em3e.com

Les effets à long terme des champs électromagnétiques artificiels sur la biologie restent encore à expliquer médicalement hors de tout doute. Cependant, les recherches scientifiques indépendantes menées jusqu'à ce jour justifient amplement une approche de précaution en regard à notre exposition qui est en croissance exponentielle.  Aujourd’hui, le débat n‘est plus tant scientifique que d’influence politique et économique.

Nous aspirons tous à bénéficier d’un endroit où il fait bon vivre dans un équilibre naturel et technologique efficace et simple. L’exposition électromagnétique est un des volets à gérer pour une société technologique et prend maintenant sa place dans l’ensemble des facteurs intervenant dans le maintien et le développement à long terme de nos vies et de notre environnement.

Une vision d’un humain évolué, co-créateur de la vie sur cette planète et connaissant de son histoire et de sa nature essentielle prend tout son sens. Cet être est imprégné d’humilité et de respect, conscient qu’il fait partie d’un tout et qu’il doit respecter l’équilibre miraculeux de la vie sur Terre, dans un processus évolutif engagé bien avant sa propre apparition.

Une Terre naturelle sur laquelle les plantes et les animaux ont pratiquement toujours évolué en harmonie dans une énergie globale de croissance renouvelée sans fin est un droit fondamental. L’industrialisation nous a maintenant volés à grands coups de modernisme, notre air, notre terre et notre eau pure. Notre démocratie naissante et notre liberté sont également en jeu. L’humain a pris tous les droits sur la planète et sur la vie qu’elle abrite. Un grand travail de rééquilibre et d’éducation se présente à nous et commence simplement par un geste, une action, et ce, tous les jours.

Tous ceux qui voient maintenant le potentiel de réalisation dont nous sommes tous les acteurs peuvent se prendre en main et se regrouper d’une façon ou d’une autre vers des communautés comme TerraVie.

 Ensemble dans l’essentiel!

info@em3e.com - (450) 436-1304
www.em3e.com


 

 

Concours les Laurentides dont je rêve!
Coup de cœur pour TerraVie
Par Marie-Ève Ouellette, présidente COMUNIC, Saint-Sauveur


Au cours des cinq derniers mois, COMUNIC et ACCÈS LAURENTIDES, un journal indépendant, ont mis de l’avant un projet de société d’actualité : le Concours les Laurentides dont je rêve! Une expérience de gouvernance participative et de co-créativité régionale inspirante qui a permis de donner la parole aux citoyens de la MRC des Pays-d’en-Haut. Elle leur a permis d’exprimer leurs idées de projets pour réinventer leur milieu de vie et leur vision de la région dont ils rêvent (voir www.leslaurentidesdontjereve.com).

Des valeurs communes

Un jury composé de sept membres engagés envers le développement durable a lu tous les projets : plus de 150 témoignages ! Il en est ressorti une grande histoire d’amour pour la région, ses habitants, la nature et l’environnement. Et quelques messages clairs : coopérer et partager des projets, valoriser les valeurs communes, penser à long terme, soutenir des projets d’avant-garde et améliorer les communications entre les élus, les citoyens et les organismes citoyens.

Débat public et coups de cœur

Le point culminant a certainement été la tenue, le 7 octobre dernier, d’un débat public qui a fait salle comble, et lors duquel trois coups de cœur d’initiatives citoyennes ont été mis de l’avant : la Protection des sentiers, par le Regroupement des usagers non-motorisés des sentiers des Laurentides, la Rolland : Arts, affaires et technologies, et la Vision d’une ville verte à Saint-Sauveur et d’une région écosensible, par TerraVie.

Engagement et proposition

Lors du débat, monsieur Michel Lagacé, maire de Saint-Sauveur, a déclaré vouloir s’engager à offrir aux Sauverois une ville verte. Dans cet esprit et dans le but de favoriser ce positionnement, le 19 décembre dernier, TerraVie et COMUNIC ont rencontré le maire de Saint-Sauveur pour lui soumettre un projet dont l’objectif est d’informer et de sensibiliser le public et de proposer des actions concrètes. Bien que TerraVie souligne l’importance de cette première étape pour favoriser la réalisation d’une ville verte, les deux organisations demeurent disponibles pour accompagner la Ville dans toutes les actions qu’elle jugera prioritaires.

Suivez le tout avec nous!

À la fin décembre, nous vous tiendrons au courant de la réponse de la Ville ainsi que des prochaines actions que nous souhaitons entreprendre. Suivez le tout avec nous!

COMUNIC Communication et Développement
228, rue Principale, bureau 201
Saint-Sauveur (Qc) J0R 1R0
450.227.0020 / www.comunic.ca

 

La Terre dans ses os
Par Jeane Fabb, artiste multidisciplinaire, La Macaza

Ma pratique artistique se fonde sur une interaction directe avec la nature. Je m’investis dans des activités et des processus d’observation qui accentuent et révèlent le principe d’interconnexion avec mon environnement immédiat. J'utilise une panoplie de médiums tels que des performances artistiques, des installations éphémères, des vidéos et de la photographie, afin de traduire et de transmettre ces recherches in situ. Bien que j'aie eu l'occasion de m’initier à une diversité d’écologies en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Europe, c'est dans la forêt des Hautes-Laurentides, au Québec, région où je vis depuis les 35 dernières années, que mon expression artistique et mon lien avec le lieu s’approfondissent et évoluent.

Les relations qu’ont actuellement les femmes avec la terre façonnent mon travail. Au sein de mon processus de recherche, j’intègre un dialogue avec les femmes au sujet d’enjeux écologiques et de leurs attachements personnels à l’environnement. Pour divers projets, j'invite les femmes de la région où je travaille à participer directement aux actions créatives dans un « lieu spécifique » et je documente ces expériences avec des photos, du texte ou des enregistrements. Le résultat est un témoignage physique ou idéologique à des liens sensuels et affectifs de ce lieu, à la connaissance de l'écologie locale, à la familiarité et l’intimité avec la nature, à la conscience de la vie qui se trouve sous les « paysages » et les « ressources naturelles ».

Pour le projet sur lequel je travaille présentement, La terre dans ses os, je crée une série de 28 portraits de femmes des Laurentides. Chaque femme est photographiée dans le site qu'elle a choisi pour ses résonances profondes dans sa vie. L'objectif de ce projet est de donner de la visibilité et d’honorer la diversité et la complexité de l’implication des femmes dans le récit culturel du territoire. Jusqu'à récemment, cette région a été principalement décrite comme une arène de l’activité des hommes en tant que chasseurs, pêcheurs, bûcherons, ingénieurs forestiers, développeurs, aventuriers, mineurs, hommes d'affaires, etc. En contrepoids, ce projet cherche à révéler des points de vue moins reconnus au sujet du rapport bidirectionnel entre la terre et les humains

Jusqu'à présent, j'ai travaillé avec quinze femmes, dont la présidente de TerraVie, Nicole Fafard. Chacune d'elles a généreusement partagé son lien unique avec le territoire laurentien : de la région sud de Saint-Antoine jusqu’à la région du nord du Réservoir Kiamika. Certaines des participantes sont préoccupées par des questions environnementales régionales et/ou féministes, alors que d'autres sont plongées dans une profonde intimité avec leur environnement. Grâce à la photographie, je cherche à capter l'histoire de chaque femme telle que révélée par sa présence dans un lieu spécifique. L’accent est sur une façon d'être en relation avec la terre qui est liée aux notions du soin et de l’empathie avec l'habitat.

J'ai photographié ces femmes pendant l’été et l’automne. Les autres participantes prendront part à l’expérience cet hiver et au printemps. Au cours de l'été 2010, des nouvelles de la diffusion du projet seront annoncées. La première phase de ce projet sera présentée sur le Web. Pour la deuxième phase, je vise à créer une publication et une exposition.

Je remercie chacune des femmes qui m’a reçue avec ouverture et générosité. Ce fut une expérience inoubliable puisque chacune a su témoigner de son lien intime avec la terre. Je veux remercier aussi le Fonds des Laurentides pour les arts et les lettres pour l’appui donné au projet La terre dans ses os, ainsi que le Réseau des femmes des Laurentides, le Conseil régional de l’environnement des Laurentides et le Centre Signée Femmes.

www.jeanefabb.ca
jeane@jeanefabb.ca

Traduction : Solutions Linguistiques Guylaine Duval


 

École Waldorf
Par Anna-Belle Gareau, Sainte-Adèle

Je suis initiatrice d'un projet d'école alternative, un campus Waldorf, c’est-à-dire un grand jardin d’enfants, primaire, secondaire, cégep et université. Ce projet, situé dans les Laurentides, permettra de faire rouler notre économie, de reprendre le contrôle de nos finances, de laisser l’enfant dans sa liberté de vivre ses émotions et de s’accepter tel qu’il est, et de choisir le mieux pour nous tous.

Nous sommes une trentaine de parents impliqués dans ce grand projet d’envergure, des parents intéressés à une pédagogie différente et à contribuer dans un potentiel à bâtir une grande école, un grand campus dans la nature, qui enseignera le retour à la source pour la guérison de l’être avec des maisons autonomes que l’on louera pour faire rouler l’économie.

Donc, tous ensemble, nous ferons la différence!

Mon implication dans TerraVie est d’aider au niveau financier, de participer aux événements et à l’expansion de cette belle grande raison d’être, ainsi que de partager mes idées d’envergure vers un monde meilleur en termes d’entraide et avec des valeurs profondes.

Avec amour, persévérance et abondance!

 

Une architecture issue du bois
Par Luc Durand, architecte

Monsieur Luc Durand est une figure majeure de l'architecture moderne au Canada. De la Suisse de l'après-guerre au recouvrement de l'autoroute Décarie, en passant par l'Inde post-coloniale, le Pavillon du Québec à l'Expo 67 et le Village olympique pour les Jeux de 1976, Luc Durand est aujourd'hui âgé de 80 ans.

Il a été bien apprécié par tous ceux présents lors de la Fête des récoltes de TerraVie à Montcalm en octobre dernier. Il y est même resté deux jours. Nous avons tous pu constater que malgré son âge, il demeure très vivace d'esprit et de corps. Il s'intéresse au projet TerraVie et ses suggestions nous sont d'une très grande utilité.

Tout récemment, il est allé à Genève et il nous raconte son séjour.


 

Nicolas Maeder, architecte québécois, né de parents suisses, grands canoë-campeurs, revient régulièrement parcourir les bassins versants de la province dans la région de la Baie James, du Labrador, de l’Ungava, en famille.

Nous sommes le vendredi 13 novembre, et je suis invité au restaurant -buvette des Bains Paquis- par Gabriella Maeder, sa mère, en compagnie de Lucie Maeder-Cloutier et Nicolas Maeder, tous deux architectes.

En 1954, j`y avais accosté comme barreur de skiff ¹ à 8 de l’Université de Genève.  Dans ce lieu naturiste, une bouffée de souvenirs et d’émotions surgit d’un foyer au bois dans le cœur de la rade de Genève, au large du quai du Mont-Blanc, face au jet des Eaux Vives.

La création architecturale de Nicolas réflète les espaces généreux, l’économie de moyens (ZEN), la sobriété des structures en bois lamellé, issue de la pratique de survie en forêt.
Je qualifierais de Mies du bois, ce chef-d’œuvre de qualité pure, sans adjonction de fioriture. Il a créé un « Cycle d’Orientation » de la Seymaz, Chêne-Bourg (GE), école de métiers, digne des plus sobres monastères, qui fait la joie de la direction, des élèves et des visiteurs. Cet architecte, à mon avis, est le plus éclairé des cent dernières années.

Par la suite, j’ai rencontré, par l’intermédiaire de Jacqueline Jeanneret, nièce de Pierre Jeanneret, assistant principal de Le Corbusier, en France et à Chandigarh, douze confrères de l’Université de Genève. Nous avons fait le point sur soixante ans d’expériences diverses, tous joyeux d’être encore vivants et d’avoir accompli tant de choses. Ce retour aux sources me relance vers plein de projets prometteurs.

Joyeuses Fêtes à tous!

¹Un skiff est un bateau très étroit à 8 rameurs plus un barreur qui donne le rythme dans un porte-voix et qui dirige le skiff.



 

Devenir partenaire avec un organisme de conservation de la nature

Le projet TerraVie a débuté avant tout par un élan du cœur. Le désir de vouloir protéger la nature et de suivre les principes du développement durable nous ont amenés à nous ouvrir aux opportunités qui nous ont été offertes. Nous avons créé ainsi un mouvement social dont tout le monde sort gagnant car ce projet collectif est pour nous, pour ceux qui collaboreront et pour la planète entière. Depuis, sa fondation en 2003, TerraVie reconnaît l’appui chaleureux recueilli année après année auprès de ses membres.

TerraVie, fonds foncier communautaire, est un organisme à but non lucratif, de bienfaisance et d’économie sociale qui acquiert, protège et gère des terres au Québec afin de les mettre à la disposition de collectivités viables, de génération en génération. L’organisme a reçu le « Phénix de l’environnement » du gouvernement du Québec en 2007 dans la catégorie « meilleur projet en développement durable », témoignant ainsi de la crédibilité de l’organisme et de l’aspect innovant de son projet.

Éducation et écotourisme

Notre premier projet de conservation du patrimoine naturel à vocation écotouristique et éducative a été mis en place à Montcalm dans les Laurentides. Une aire protégée de 180 acres a été créée par TerraVie en partenariat avec le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs afin de conserver le patrimoine naturel pour les générations actuelles et futures. Il s’agit d’ailleurs de la deuxième aire protégée en milieu privé dans les Laurentides. Des corridors fauniques sont également envisagés.

Ce lieu privilégié permettra à la population d’accéder aux milieux naturels pour des fins tant récréatives (marche, ornithologie, activités nautiques) qu’éducatives (sentiers d’interprétation, ateliers éducatifs, classes vertes, etc.). Les visiteurs seront sensibilisés à l’interdépendance entre l’être humain et la nature en prenant connaissance des processus écologiques, des services qu’ils rendent et de l’impact des activités humaines sur l’environnement.

Des conférences sont présentement offertes dans des lieux publics bien fréquentés, ce qui permet ainsi d'inviter les participants à venir découvrir l’aire protégée à l’occasion d’ateliers et de visites éducatives.

Innovation et communautés viables

Le projet comporte plusieurs aspects innovants. D'abord, la structure juridique adoptée (Fonds foncier communautaire) est inédite et comporte de nombreux avantages en termes de développement durable. En effet, elle permet d'assurer la pérennité du projet (le terrain est dédié à des projets écologiques durables et ne peut être revendu) ainsi que le respect de l'environnement (la charte écologique et les principes fondamentaux appuient la conservation de la biodiversité). TerraVie a développé au fil des ans une expertise unique et offre des services conseils d’experts en matière de développement durable et de création de communautés viables grâce à son projet pilote. Notre modèle juridique peut être implanté dans diverses régions du Québec.

Le projet d’ensemble est innovateur car il inclut la création d’un écovillage sur les terres voisines appartenant à TerraVie. Jusqu’à présent, les organismes de conservation se limitent la plupart du temps à des activités de préservation d’écosystèmes. L’association innovante d’un écovillage et d’une aire protégée a un important potentiel en matière d’éducation et de transformation sociale parce qu’elle permet un apprentissage « in situ », l’expérimentation et le transfert des connaissances. En plus d’agir à titre de gardiens, les résidants de l'écovillage adopteront une charte écologique et partageront leurs apprentissages avec les visiteurs de l’aire protégée.

Soutien financier

Depuis sa fondation en 2003, TerraVie doit son fonctionnement et son indépendance à un appui chaleureux recueilli année après année auprès de ses membres. Votre soutien est essentiel pour assurer la concrétisation de la mission de l’organisme et nous désirons donc que vous deveniez l’un de nos partenaires.
Nous savons tous que la protection de l’environnement est une priorité mondiale. Ainsi, pour tous les arbres coupés lors de la construction de maisons, ou pour toutes autres activités, nous vous proposons de collaborer avec nous et de compenser votre empreinte écologique.
Nous avons un programme de dons mensuels qui est maintenant disponible, selon votre choix.
Nous vous proposons donc de participer à notre campagne TerraVie s’enracine afin que nous puissions :

  1.  protéger la forêt québécoise,
  2.  développer des programmes éducatifs accessibles à tous,
  3.  sensibiliser tou(te)s les Québécois(es) à ces enjeux,
  4.  compléter et diffuser largement le ‘Guide organisationnel et juridique’ pour permettre la création de fonds fonciers communautaires,
  5.  participer aux discussions avec le gouvernement régional et provincial afin de mettre en place un cadre législatif favorisant la création d’écovillages annexés à des aires protégées.

Voici différentes formules qui pourront vous intéresser :

500 $ à 1 000 $/année                        Membre  bronze
1 000 $ à 10 000 $/année                   Membre argent
10 000 $ à 50 000 $/année                 Membre or
50 000 $ et plus/année                       Membre platine

Par exemple, en donnant 100 $/mois, vous devenez membre argent.
Formulaire sécurisé pour dons mensuels automatisés.

  1. Bien sûr, vous recevrez un reçu pour fins d’impôts correspondant au montant total versé au cours de l’année.
  2. Vous recevrez également notre bulletin afin de suivre le développement de l’organisme et profiter de son réseau.
  3. Vous bénéficierez d’un accès privilégié au site internet TerraVie ainsi qu’à de la documentation relative à l'environnement
  4. Vous bénéficierez de réductions pour tous les événements, conférences et ateliers organisés par TerraVie.

Merci de l’attention que vous porterez à notre demande.
Pour plus d’information, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Au plaisir de collaborer ensemble à des projets communs pour les générations actuelles et à venir.

De la part de toute l’équipe de TerraVie,

Merci !


La terre, un don de vie
Par TerraVie

TerraVie peut acquérir les terres par don, achat et succession. Dans les cas de don, il est indiscutable que tout donateur voudra s’assurer que la terre donnée en fiducie servira aux fins auxquelles elle est destinée.

Puisque les projets de communautés écologiques viables sont complexes et impliquent beaucoup d’individus d’origines et de visions différentes, la fiducie foncière communautaire TerraVie assure au donateur que la terre donnée servira exclusivement à la création de ce projet et s’en portera garant. 
Aucun changement de vocation ne sera envisageable et la fiducie s’impliquera activement dans la formation et l’aide au démarrage de projets d’écovillage.

Puisque la réussite de ces projets nous tient à cœur et que nous reconnaissons la valeur des dons, nous nous engageons à réaliser les rêves et idéaux de nos donateurs.

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