Pesticides et sabotage hormonal


Par Solange Miljours, TerraVie

Quand nous marchons dans les allées d’un supermarché, d’une pharmacie ou d’une quincaillerie, nous demandons-nous si nous faisons le bon choix en achetant tel produit? L’industrie et la technologie ont transformé nos produits de consommation courante et nous ont facilité la vie. Mais les substances qui se sont introduites dans nos maisons, dans notre alimentation et dans l’environnement pourraient bien changer la vie des futures générations d’une façon moins agréable.

Bisphénol-A, phtalates, ignifugeants bromés, mercure, pesticides…

Certaines de ces substances peuvent non seulement perturber l’équilibre naturel dans l’environnement, mais bouleverser aussi l’équilibre hormonal de notre corps. Soupçonnés d’être à l’origine de l’infertilité et de malformations, mais aussi de cancers, d’allergies, de problèmes musculo-squelettiques et cardiovasculaires, les perturbateurs endocriniens suscitent une grande inquiétude chez les scientifiques.

Les pesticides :

L’agriculture est devenue une industrie intensive. Pour y arriver, les agriculteurs conventionnels utilisent des pesticides, des engrais chimiques sur de grands espaces de monoculture. Beaucoup d’études prouvent que toutes ces pratiques ont des conséquences énormes sur la santé de l’environnement :

  • La structure du sol se dégrade : Il faut 500 ans pour constituer 2,5 cm de couche arable;
  • Il y a une diminution dans la biodiversité agricole : L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que 75 % des variétés agricoles cultivées dans le monde ont disparu depuis 1900;
  • Plusieurs habitats aquatiques disparaissent : L’agriculture est la plus importante source de pollution des milieux aquatiques au Canada à cause entre autres des résidus de pesticides.

Les pesticides sont partout : dans l’eau, dans l’air, dans les aliments, dans notre sang. Les pesticides sont à la tête du classement des perturbateurs endocriniens.

Les ignifuges bromés (PBDE) sont des retardateurs de flammes qui assurent une protection contre le feu et qui sont présents dans des articles de tous les jours tels que les boîtiers de téléphone, les séchoirs à cheveux et les téléviseurs, dans les véhicules, les ordinateurs, les systèmes d’éclairage, la rembourrure des meubles et des tapis. Ils miment les œstrogènes, perturbent l’activité de la thyroïde et ont un impact négatif sur le système nerveux. Ces substances persistantes, bioaccumulables et toxiques se retrouvent donc dans l’environnement lors de la fabrication, de l’élimination et de la dégradation des produits qui en contiennent.

Le bisphénol A (BPA) est présent dans de nombreux produits d’usage courant. Il s’agit du plastique rigide no 7. Nous retrouvons cette substance toxique aussi bien dans les boîtes de conserve, les cannettes en aluminium, les plats et ustensiles de plastique, les jouets de plastique que dans les résines de scellement et composites dentaires, dont les « plombages blancs ». La capacité du BPA à imiter l’œstrogène est bien documentée. À des doses extrêmement faibles, le BPA peut modifier le fonctionnement de plus de 200 gènes.

L’environnement et notre santé sont intimement liés. Notre santé dépend de nos choix de consommation. Nous sommes étroitement liés à la terre par les aliments que nous mangeons ainsi qu’à l’eau et à l’air. L’environnement est en nous. Toute la vie existe dans une sorte d’interdépendance. Alors, respectons-nous! Préservons la vie!

Références : www.sabotage-hormonal.org et www.equiterre.org

 

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